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A. Le Principe de Base

Maxime juridique fondamentale :

“الاصل في المعاملات الاباحة”

“La règle originale dans les transactions financières et commerciales est la permission”

Signification : Tout est permis sauf ce qui est clairement contraire aux principes de la Shariah.

B. Critères de Validité d’un Actif

Un actif est valide en Shariah s’il possède une utilité et un bénéfice bona fide (authentique).

Citations des juristes classiques :

Imam Ibn al-Arabi (Maliki) : Un actif digne de transaction et d’échange est celui que les gens désirent véritablement, qui peut être utilisé à des fins authentiques et dont l’usage est licite selon la Shariah.

Imam al-Zarkashi (Shafi’i) : Un actif en Shariah est ce qui a une utilité et un bénéfice.

Ibn Nujaym (Hanafi) : Les actifs ont été créés pour le bénéfice de l’humanité.

Imam al-Mardawi (Hanbali) : Les actifs licites en Islam sont ceux qui ont un cas d’usage valide et conforme à la Shariah.

C. Raisons de cette Exigence

Trois raisons principales :

  1. Égalité transactionnelle : L’Islam considère qu’une transaction doit être équitable avec un terrain d’entente équilibré. Les deux parties doivent gagner et bénéficier d’un échange.
  2. Protection des consommateurs : La Shariah ne reconnaît pas comme valide un actif sans utilité raisonnable. Cela empêche de vendre des articles inutiles et farfelus à ceux qui sont naïfs, crédules et inconscients.
  3. Essence de la Shariah : Établir ce qui est bénéfique et prévenir ce qui est nuisible.

D. Rôle de la Coutume (Urf)

Principe important :

“Ce qui est dérivé de la coutume (Urf) est équivalent à ce qui est dérivé des textes”

  • Les juristes des quatre écoles sont unanimes : si quelque chose devient précieux grâce à la coutume et à l’acceptabilité des gens, elle est considérée comme Māl
  • C’est pourquoi de nombreux juristes Hanafi ont considéré divers droits et bénéfices (droits d’auteur, brevets, marques) comme Māl, car les gens les traitent comme des choses précieuses et matérielles